D’entrepreneur à Salarié, Échec entrepreneurial ou Expérience?

D’entrepreneur à Salarié, Échec entrepreneurial ou Expérience?

L’échec Entrepreneurial

Lorsque l’on quitte le salariat pour l’entrepreneuriat, il est difficile de se préparer à 100% sur ce qui nous attend de l’autre côté.

Bien entendu, on peut essayer d’anticiper un maximum et pourtant…

Ce qu’on anticipe rarement, c’est l’échec…

Et bien oui, pourquoi cela nous arriverait il alors qu’on a tout préparé, tout anticipé? Cela arrive bien plus souvent que l’on ne le pense, l’entrepreneur, après avoir essayé de sauver son entreprise doit se résigner à la fermer et reprendre une activité de salarié.

Facile à dire, pas simple à faire, ni à vivre!

Déjà, lors des recherches d’emploi, il est difficile d’expliquer sur un CV que vous avez été chef d’entreprise mais ajouter lors d’un entretien que vous avez subi un échec entrepreneurial, c’est encore plus compliqué. Alors, comment justifier cette période d’inactivité salariale?

Lorsque j’ai dû retourner sur le marché du travail en 2015, je souhaitais être franche lors de mes entretiens d’embauche mais ça m’a beaucoup desservie. Lors d’un entretien, la DRH m’a indiquée qu’elle avait peur que je copie son fichier client afin de m’en servir pour ma propre société et donc, ne préférait pas prendre de risques. Une autre, m’a clairement dit que c’était bizarre que je souhaite retourner au salariat et que mon profil était trop atypique 🙁

Sur d’autres entretiens, j’ai sorti toute l’expérience acquise en étant chef d’entreprise afin de les mettre sur mon CV sans indiquer que c’était dans ma propre société. Mais je n’étais pas franche et sincère avec cet employeur et surtout avec moi-même. 

Il faut comprendre qu’un entrepreneur ne pense pas et n’agit pas comme un salarié. Le salarié va exécuter ce qu’on lui demande sans se poser trop de questions, l’entrepreneur va chercher le sens, le pourquoi, le but et l’intérêt. Il va comparer ses méthodes à celle de l’entreprise et être force de proposition envers ses employeurs mais il va surtout avoir une visibilité plus poussée, une envie de développer différemment, assez touche à tout, une sorte de Shiva.

Alors oui, un profil d’entrepreneur peut faire peur aux employeurs!

Ils ont la crainte d’embaucher un électron libre, de ne pas pouvoir canaliser, bref, l’entrepreneur n’entre pas dans les cases du salariat.

Aujourd’hui en 2019, il y a un changement dans la façon de recruter et ça va dans le bons sens. Certains employeurs, plus précisément des start-up sont en recherche de ces profils atypiques, multifonctions, capables de s’adapter assez facilement aux changements et à des charges de travail plus importantes et plus impliquantes. 

Pour ma part, je me dis que les refus que j’avais eu à l’époque ont été un mal pour un bien puisque fin 2015, j’ai intégré un cabinet d’expertise comptable en ligne qui m’a permise d’accompagner des entrepreneurs dans leurs besoins comptables et juridiques. L’emploi que je cherchais, l’envie d’aider les entrepreneurs, les conseiller, c’était juste une évidence. Et lors de mon entretien avec la responsable commerciale, j’ai été 100% moi-même, elle était même au courant de mon parcours et de mon échec entrepreneurial :).

Si vous êtes dans ce cas, ne baissez pas les bras, n’ayez pas honte de votre parcours, soyez-en fier, “entrepreneur un jour, entrepreneur toujours…”

Et puis, tout n’est pas perdu, tout n’est jamais vraiment fini quand on a été entrepreneur, qui sait? Un jour peut être, vous allez vous lever un matin avec l’envie de ré-entreprendre. Çà a été mon cas, découvrez mon parcours…

Laetitia Ofape 🙂 

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